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Moi, Lautrec

Je commence cet article en vous donnant quelques informations au sujet de l’auteur Richard Di Domenico, né en 1965 à Pétange. De parents issus de l’immigration italienne, l’auteur grandit dans un milieu ouvrier. Après avoir changé de section d’études, il décroche un bachelier en « Commerce extérieur et Relations internationales ».Durant un séjour en abbaye et après avoir visité le musée Toulouse-Lautrec , il se découvre une passion pour l’écriture. Il fait des recherches au sujet du peintre et de ses œuvres et en constitue sa biographie. Il met la lumière sur la perception si particulière de l’art , selon Lautrec…

 

Le roman intitulé « MOI LAUTREC, docteur litho-mister ribaud », paru cette année aux EDITIONS PHI (Luxembourg), met en avant le portrait de l’artiste sur sa couverture. Le titre, pas très attractif à mon goût, parle d’un homme nommé Lautrec. Personnellement, je ne suis pas très calée dans le domaine de l’art et j’avais vraiment peur de tomber sur un roman, très technique et très complexe à lire. Jamais, je n’aurai de moi-même choisi ce roman exposé en librairie, mais au fur et à mesure de ma lecture, je comprends vite que je vais apprécier cette lecture.

 

Le roman est rédigé à la troisième personne, donc du point de vue de l’artiste Lautrec et je comprends donc vite pourquoi il fait parti de la rubrique « autobiographie », même si ce n’en est pas vraiment une. Tout d’abord on a droit à une immersion dans l’enfance de Lautrec où est décrite la relation avec ses parents. Ensuite, y est relaté aussi la santé physique du garçon et l’isolement qu’il subit  cause des soins qu’il doit subir. A cause de son handicap physique, sa mère le protégeant, il finit par être isolé des autres enfants et concentre toute son énergie à la peinture. Son père qui désire faire de lui un garçon fort et courageux remarque bien vite que son fils ne peut pas suivre le pas lors de leurs parties de chasse et lors de leurs parties sportives. Lautrec, soutenu par ses oncles, va alors améliorer ses compétences artistiques et désire un jour intégrer l’école des beaux-arts. Le roman relate très bien chaque étape de sa vie et ses nombreux déménagements avec sa mère.

Etape après étape, l’on découvre qu’il se prend certaines libertés et qu’il désire profiter de sa vie. Il découvre le milieu du cabaret et les quartiers rouges de Paris, où il a comme mission de peindre ou de produire des dessins pour des affiches. Commence alors doucement sa fascination pour ce milieu et pour ses femmes qui vendent leur corps pour « survivre ». Il apprend à les peindre, à les mettre en lumière dans différentes situations de leur quotidien.

 

Ce qui m’a particulièrement plu, c’est que les chapitres sont très courts et que l’écriture est très fluide. J’ai apprécié pouvoir immerger dans le monde artistique, lorsque l’auteur cite des artistes comme Vincent Van Gogh qui fréquente à un moment donné le même atelier que lui. Il y fait aussi référence à quelques unes de ses œuvres, ce qui m’a donné envie de les découvrir en faisant des recherches et je dois dire que certaines m’ont vraiment plu.

Je vous recommande vraiment cette lecture, si l’art et la culture vous passionne ou si vous désirez juste lire un roman d’un autre genre. De plus, la MAISON D’EDITIONS PHI, est locale et donc à soutenir.

 

Soutenons aussi nos artistes locaux et les livres de la rubrique Luxemburgensia !

 

Read&Enjoy

Debora

Debora

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29 💐Traveller ✈️Educator 🎈Reader & Manager of a little Book Club 📖 Mom👧👦

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